Reconstruction

La question de la reconstruction nous occupe depuis des mois. Elle n’est cependant pas simple à aborder, car il faut concilier les besoins et les souhaits de la population, les règlements établis par le gouvernement, le travail du Shelter Cluster, et nos moyens forcément limités.
Un groupe de travail “reconstruction” a été mis en place lors de la dernière Assemblée générale en juin 2015, sous la coordination d’André Fontenelle. Lors de notre séjour en octobre, nous avons pu débuter un état des lieux, avec l’aide précieuse de Pauline Prel et David Hondermarck, tous deux ingénieurs de l’ENTPE de Lyon en disponibilité, qui ont faire le recensement des habitants de Lapsibot et de l’état de leurs maisons.
Des étudiants en architecture de l’ENSAL ont planché sur le projet sous la supervision de Philippe Garnier (un architecte du laboratoire CraTerre spécialisé en parasismique qui est intervenu notamment en Haiti et sur des projets de reconstruction dans d’autres régions du Népal) et des enseignants François Fleury et Rémy Mouterde.
Les étudiants regroupés en association AAA Ensal (Pauline Bruvier, Julie Klein, Thierry Law-Hine, Maëlle Le Dantec, Ariane Micard, Alice Mortamet, Laura Vittoz) ont élaboré une notice de construction de 40 pages sur mesure pour le projet de Lapsibot.
Enfin nous avons reçu le soutien financier de la Fondation de France pour ce projet.

CONSTRUCTION D’UNE MAISON PARASISMIQUE A LAPSIBOT
Le projet est de reconstruire une maison de Lapsibot, avec des techniques parasismiques tout en respectant le plus possible le type de construction traditionnel en pierre et bois. La construction de cette maison servira à former les habitants et des ouvriers à ces techniques simples mais peu usitées jusque là dans ce village. Les gens formés pourront ensuite aider à la reconstruction progressive de l’ensemble du village (95 maisons). Cette maison pourra aussi ensuite  héberger des familles pendant la reconstruction de leur maison.
Vincent Pena, un jeune conducteur de travaux bénévole, va séjourner sur place 5-6 semaines pour superviser le chantier, avec l’aide d’André Fontenelle. Jiwan les accompagnera quelques jours pour organiser leur séjour et bien expliquer le projet à toute la population.
Départ prévu le 25 mars. Suivre le chantier sur blog en page d’accueil ou sur Facebook.
Projet soutenu par la Fondation de France